Le site en question mérite le détour: http://www.meirieu.com/
Et pour tout savoir en video: http://www.dailymotion.com/video/x1uuuz_philippe-meirieu-au-salon-de-leduca_politics
Qu'est-ce que le développement soutenable ? Une croissance qui trouve le moyen de se perpétuer, ou un développement qui met la biosphère au centre de ses préoccupations et non plus l'homme ? Répondre à ces questions revient à s'interroger sur les fondements du capitalisme et les valeurs des sociétés contemporaines.
Alors que le développement soutenable est souvent présenté comme la solution permettant de réconcilier les dynamiques économiques, sociales et écologiques, il convient, avant tout, de le considérer comme un problème. Le rapport Brundtland (1987) le définit comme « un type de développement qui permet de satisfaire les besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs ». Pour Jacques Theys (1), il s'agit là d'un « principe normatif sans norme » : comment doit-on s'y prendre, en effet, selon quelles modalités, quelles politiques, quels instruments, pour accroître le bien-être de la population mondiale, lutter contre les inégalités sociales et sauvegarder la biosphère ? Les avis divergent et la concurrence est rude pour donner un contenu normatif au développement soutenable."
Source: Sciences Humaines
"Christian Baudelot et Roger Establet, deux sociologues spécialistes de l'éducation, ont analysé ces stéréotypes. Dès 1992, ils ont avancé que les formes traditionnelles de socialisation des
filles étaient plus conformes aux attentes de l'école. "L'éducation des filles se fonde encore aujourd'hui sur la docilité, au sens étymologique de capacité de réceptivité, d'écoute, assure
Christian Baudelot. Et, à l'école, on vous demande d'abord d'intérioriser les règles.
Les filles feraient, par ailleurs, davantage l'objet de la part de leurs parents d'une "sollicitude inquiète", tandis que les garçons, moins soumis à cette surveillance, se construiraient
davantage en dehors de l'école et sur des valeurs masculines très différentes. "La culture offerte aux garçons met l'accent sur l'héroïsme, la violence et la démonstration de force : toutes
valeurs qui les dotent d'un arsenal antiscolaire", considèrent les deux sociologues. Par ailleurs, les enseignants étant en grande majorité des femmes, l'identification est plus facile pour les
filles.
Une quinzaine d'années plus tard, Baudelot et Establet ont enrichi cette analyse d'une vision plus dynamique. Les filles ne sont pas seulement formatées pour les études, mais "elles adhèrent
positivement à leurs choix". L'école est le lieu où elles font très tôt l'expérience qu'elles peuvent être les égales, voire meilleures, que les garçons. Elles prennent davantage de plaisir
qu'eux aux activités culturelles classiques. Selon des données de l'OCDE, 51 % des filles de 15 ans lisent au moins un livre par mois contre 37 % des garçons. Par ailleurs, leurs mères les
poussent davantage que par le passé à devenir indépendantes."
Source: Le Monde
« Les entreprises plutôt séduites par la réforme des universités
[ 03/04/08 ]
Hier soir, elle remettait le prix de la jeune entreprise innovante. Ces trois dernières semaines, elle a rencontré Anne Lauvergeon (Areva), Didier Lombard (France Télécom), Christophe de Margerie (Total) et Gérard Mestrallet (Suez), avant de discourir devant le Medef... La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, joue les VRP de sa réforme des universités auprès des grands patrons. La loi d'août 2007 a grand ouvert aux entreprises les portes des universités. Elles peuvent désormais siéger aux conseils d'administration, offrir des stages et des emplois via les bureaux d'insertion professionnelle, mais aussi financer des chaires et des projets dans le cadre des nouvelles fondations (lire ci-contre).
Se montreront-elles intéressées ? La participation aux conseils d'administration semble en tous cas les séduire. Le ministère dit avoir trouvé des PME candidates, mais les pionnières se recrutent surtout parmi les grands groupes : L'Oréal, Michelin, La Poste, etc. Total, par exemple, pourrait rentrer dans plusieurs CA, tout comme la Société Générale.
« Nous choisirons en fonction des programmes de recherche et de nos besoins de recrutement », explique Jean-François Minster, directeur scientifique de Total. Une approche typique : les entreprises souhaitent d'autant plus resserrer les liens avec les universités que la pénurie annoncée de jeunes diplômés les oblige à ne plus dédaigner les profils universitaires. « L'objectif est de toucher les étudiants, en sciences humaines notamment, pour lesquels l'entreprise ne semble parfois même pas exister », explique Frédéric Vaquié, directeur du recrutement de la Société Générale.
Ne plus s'ignorer
Les entreprises devront toutefois trouver le juste milieu entre collaboration et interventionnisme. Comme l'a rappelé mi-mars Michel Pébereau, le patron de BNP Paribas, lors d'un colloque organisé par le Medef, « elles ne seront pas là pour transformer les cursus en formation professionnelle, mais faire en sorte que l'université et le monde du travail ne s'ignorent plus ». Un discours destiné à rassurer les étudiants qui avaient, cet automne, dénoncé une « privatisation des facs ».
Mais le nerf de la guerre est évidemment financier. Une trentaine d'établissements sont déjà dans les starting-blocks pour bâtir une fondation ouverte aux financements privés - les décrets d'application doivent sortir ces prochains jours. La chasse est d'autant plus ardue que les grandes écoles, soutenues par le réseau des CCI, ont une longueur d'avance. Inexpérimentées, les universités hésitent encore sur la stratégie à adopter. Les plus grandes choisiront sans doute les fondations partenariales, qui nécessitent l'appui d'un solide réseau d'entreprises. Dans les villes moyennes, « ce sera sans doute plus compliqué et l'on privilégiera les fondations universitaires », souligne Michel Lussaut, porte-parole des 85 universités.
Là aussi, les grandes entreprises se disent prêtes à jouer le jeu. « On a déjà des budgets consacrés aux facultés, sous forme de dons ou de partenariats de recherche ; les fondations sont plus intéressantes fiscalement et vont permettre de monter, en réunissant plusieurs entreprises, des projets d'une plus grande échelle », juge ainsi la Société Générale. « C'est un bel outil en complément des partenariats déjà en place avec des chaires universitaires, mais il ne faut pas non plus croire que cela résoudra entièrement le problème de financement des universités », prévient toutefois Total.
LAURENCE ALBERT ET DEREK PERROTTE
De nouveaux liens
La loi resserre le conseil d'administration à 20 ou 30 membres dont au moins un chef d'entreprise ou cadre dirigeant. Les universités qui ont renouvelé leur conseil en ont recruté deux en moyenne.
La loi créé deux types de fondations : les fondations « partenariales », qui s'apparentent aux fondations d'entreprises déjà existantes, réunissent les universités et d'autres organismes autour de projets. Les fondations « universitaires » sont dépourvues de personnalité morale : le don s'apparente davantage à du mécénat.
Entreprises. La loi assouplit et étend les régimes de réduction fiscale pour les dons effectués en faveur de l'enseignement supérieur et de la recherche (doctorat, fondations...). Les entreprises peuvent bénéficier d'une réduction d'impôts de 60 % du montant du versement, dans la limite de 0,5 % du chiffre d'affaires. »
Source: Les echos - http://www.lesechos.fr/info/france/4709786.htm?xtor=RSS-2094
Sans imaginaire, la réalité n'aurait pas lieu d'être. C'est une approche très intéressante. Merci Edgar Morin pour cette analyse du réel.
Le principe est le suivant : Dans le cadre de Lernen durch Lehren (LdL) les élèves s'enseignent mutuellement tous les contenus des manuels dès le début de l'apprentissage. LdL ne doit en aucun cas être confondu avec un exposé, sorte de cours magistral dispensé par des apprenants. En effet les élèves concernés doivent non seulement introduire les nouveaux contenus, mais ils doivent également utiliser une didactique adéquate pour chaque sujet (travail en tandem ou en groupe, interpretation de documents), tester si le savoir a été assimilé par leurs camarades et relancer la motivation si celle-ci tend à s'affaiblir. Faut-il donner des notes? Si Martin, promoteur de la méthode, se prononce contre la notation des performances des élèves, ce point reste controversé parmi ses collègues."
Source: Wikipédia
Le site en question mérite le détour: http://www.meirieu.com/
Et pour tout savoir en video: http://www.dailymotion.com/video/x1uuuz_philippe-meirieu-au-salon-de-leduca_politics
page 104, Les jeunes et le sexe, d'Agathe Fourgnaud.
Je recommande cette lecture à tous les parents inquiets par la pornographie que consultent leurs enfants évidemment. Cette journaliste donne des explications par des chiffres et des témoignages parfois troublants. C'est à cela que l'on se rend compte de l'impact de la télévision, de la publicité sur nos comportements et non pas l'inverse. Une belle introduction à une éventuelle étude psychosociologique.