Le site en question mérite le détour: http://www.meirieu.com/
Et pour tout savoir en video: http://www.dailymotion.com/video/x1uuuz_philippe-meirieu-au-salon-de-leduca_politics
« Les entreprises plutôt séduites par la réforme des universités
[ 03/04/08 ]
Hier soir, elle remettait le prix de la jeune entreprise innovante. Ces trois dernières semaines, elle a rencontré Anne Lauvergeon (Areva), Didier Lombard (France Télécom), Christophe de Margerie (Total) et Gérard Mestrallet (Suez), avant de discourir devant le Medef... La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, joue les VRP de sa réforme des universités auprès des grands patrons. La loi d'août 2007 a grand ouvert aux entreprises les portes des universités. Elles peuvent désormais siéger aux conseils d'administration, offrir des stages et des emplois via les bureaux d'insertion professionnelle, mais aussi financer des chaires et des projets dans le cadre des nouvelles fondations (lire ci-contre).
Se montreront-elles intéressées ? La participation aux conseils d'administration semble en tous cas les séduire. Le ministère dit avoir trouvé des PME candidates, mais les pionnières se recrutent surtout parmi les grands groupes : L'Oréal, Michelin, La Poste, etc. Total, par exemple, pourrait rentrer dans plusieurs CA, tout comme la Société Générale.
« Nous choisirons en fonction des programmes de recherche et de nos besoins de recrutement », explique Jean-François Minster, directeur scientifique de Total. Une approche typique : les entreprises souhaitent d'autant plus resserrer les liens avec les universités que la pénurie annoncée de jeunes diplômés les oblige à ne plus dédaigner les profils universitaires. « L'objectif est de toucher les étudiants, en sciences humaines notamment, pour lesquels l'entreprise ne semble parfois même pas exister », explique Frédéric Vaquié, directeur du recrutement de la Société Générale.
Ne plus s'ignorer
Les entreprises devront toutefois trouver le juste milieu entre collaboration et interventionnisme. Comme l'a rappelé mi-mars Michel Pébereau, le patron de BNP Paribas, lors d'un colloque organisé par le Medef, « elles ne seront pas là pour transformer les cursus en formation professionnelle, mais faire en sorte que l'université et le monde du travail ne s'ignorent plus ». Un discours destiné à rassurer les étudiants qui avaient, cet automne, dénoncé une « privatisation des facs ».
Mais le nerf de la guerre est évidemment financier. Une trentaine d'établissements sont déjà dans les starting-blocks pour bâtir une fondation ouverte aux financements privés - les décrets d'application doivent sortir ces prochains jours. La chasse est d'autant plus ardue que les grandes écoles, soutenues par le réseau des CCI, ont une longueur d'avance. Inexpérimentées, les universités hésitent encore sur la stratégie à adopter. Les plus grandes choisiront sans doute les fondations partenariales, qui nécessitent l'appui d'un solide réseau d'entreprises. Dans les villes moyennes, « ce sera sans doute plus compliqué et l'on privilégiera les fondations universitaires », souligne Michel Lussaut, porte-parole des 85 universités.
Là aussi, les grandes entreprises se disent prêtes à jouer le jeu. « On a déjà des budgets consacrés aux facultés, sous forme de dons ou de partenariats de recherche ; les fondations sont plus intéressantes fiscalement et vont permettre de monter, en réunissant plusieurs entreprises, des projets d'une plus grande échelle », juge ainsi la Société Générale. « C'est un bel outil en complément des partenariats déjà en place avec des chaires universitaires, mais il ne faut pas non plus croire que cela résoudra entièrement le problème de financement des universités », prévient toutefois Total.
LAURENCE ALBERT ET DEREK PERROTTE
De nouveaux liens
La loi resserre le conseil d'administration à 20 ou 30 membres dont au moins un chef d'entreprise ou cadre dirigeant. Les universités qui ont renouvelé leur conseil en ont recruté deux en moyenne.
La loi créé deux types de fondations : les fondations « partenariales », qui s'apparentent aux fondations d'entreprises déjà existantes, réunissent les universités et d'autres organismes autour de projets. Les fondations « universitaires » sont dépourvues de personnalité morale : le don s'apparente davantage à du mécénat.
Entreprises. La loi assouplit et étend les régimes de réduction fiscale pour les dons effectués en faveur de l'enseignement supérieur et de la recherche (doctorat, fondations...). Les entreprises peuvent bénéficier d'une réduction d'impôts de 60 % du montant du versement, dans la limite de 0,5 % du chiffre d'affaires. »
Source: Les echos - http://www.lesechos.fr/info/france/4709786.htm?xtor=RSS-2094
Le principe est le suivant : Dans le cadre de Lernen durch Lehren (LdL) les élèves s'enseignent mutuellement tous les contenus des manuels dès le début de l'apprentissage. LdL ne doit en aucun cas être confondu avec un exposé, sorte de cours magistral dispensé par des apprenants. En effet les élèves concernés doivent non seulement introduire les nouveaux contenus, mais ils doivent également utiliser une didactique adéquate pour chaque sujet (travail en tandem ou en groupe, interpretation de documents), tester si le savoir a été assimilé par leurs camarades et relancer la motivation si celle-ci tend à s'affaiblir. Faut-il donner des notes? Si Martin, promoteur de la méthode, se prononce contre la notation des performances des élèves, ce point reste controversé parmi ses collègues."
Source: Wikipédia
Le site en question mérite le détour: http://www.meirieu.com/
Et pour tout savoir en video: http://www.dailymotion.com/video/x1uuuz_philippe-meirieu-au-salon-de-leduca_politics
page 104, Les jeunes et le sexe, d'Agathe Fourgnaud.
Je recommande cette lecture à tous les parents inquiets par la pornographie que consultent leurs enfants évidemment. Cette journaliste donne des explications par des chiffres et des témoignages parfois troublants. C'est à cela que l'on se rend compte de l'impact de la télévision, de la publicité sur nos comportements et non pas l'inverse. Une belle introduction à une éventuelle étude psychosociologique.
J’ai pris des extraits de l’article puis je les commente juste après.
« Dans un tel contexte, le choix de Valérie Pécresse de rendre obligatoires les stages pour tous les étudiants de licence a pu surprendre. »
Oui, en effet, cela surprend. Surtout que pour moi, cela ne changera rien à la tendance précarisée des recrutements. Les stages sont un moyen lucratif pour les entreprises de faire confiance à un jeune étudiant sans vraiment le faire concrètement. Ce qu’il faut savoir c’est qu’un stage correspond à une période d’essai sauf que celle-ci n’aurait pas de suite. Alors de la à dire que c’est un tremplin vers l’emploi, je ne suis pas sûre. Tant qu’on sacralisera la sphère de l’emploi, le CDI, le travail en fin de compte, peut-être qu’on arrivera à y voir plus clair. Sans doute, à ce moment là, on se rendra compte que le stage devrait être un choix et non pas une obligation. Chacun doit être libre de s’engager de manière subjective dans une activité professionnelle.
« Pour assainir la situation, toutes les universités devront se doter d’un bureau d’aide à l’insertion professionnelle ».
L’idée n’est vraiment pas mauvaise. Surtout que cela redonnerait confiance aux étudiants anxieux pour la recherche. Simplement, je ne vois pas pourquoi ce serait à l’université de forcément prendre cette charge. Le but de cette dernière est de dispenser des enseignements, pas de jouer le rôle de l’ANPE ou de faire office de carnet d’adresses. Puis, un tel bureau suppose une équipe dynamique, bien rémunérée, homogène à l’échelle nationale dans ses dispositifs.
« Les élèves issus de l’immigration affirment être plus fréquemment relégués dans certaines tâches peu valorisantes et sans contact avec la clientèle. »
Ce n’est pas la première fois qu’on entend ce genre de propos. Oui, la France est raciste à ce niveau là. Elle fait une distinction entre l’individu venant des générations immigrées et celui des générations purement françaises. Mais je pense qu’il faudrait plusieurs exemples pour illustrer ce phénomène. Il est complexe et suppose une enquête qualitative de terrain assez pointue. Cependant, je suis perplexe par rapport au fait que ce soit toujours les mêmes qui tombent sur de stages de sous-missions. A mon avis, la plupart des stages sont souvent ainsi, toutes origines confondues.
Pour finir, je voudrais dire aux journalistes qui ont écris cet article qu’il y a une filière où les stages sont déjà obligatoire. Par exemple, en licence professionnelle, un stage est souvent exigé pour valider le diplôme.
Les données que je retiens et qui sont à mes yeux extrêmement importantes sont les suivantes : 76% des étudiants estiment que les tuteurs les ont bien accueillis. De même, la rémunération moyenne d’un stagiaire s’estime à 720 euros (ce n’est pas rien tout de même, il n’y a pas de quoi en mourir). Comparativement à un contrat d’apprentissage c’est plutôt très correct. Un contrat de service civil volontaire est rémunéré à 629 euros.